Les travailleurs en phase terminale « ont besoin de droits plus forts », déclare un député
Un député a mené un débat sur le renforcement des droits des travailleurs en phase terminale.
Le député travailliste de Corby et East Northamptonshire, Lee Barron, a mené un débat cette semaine à Westminster Hall, proposant que les personnes ayant moins de six mois à vivre bénéficient de protections supplémentaires en matière d'emploi.
Barron a fait valoir qu’il existe une « échappatoire » qui permet à certains employeurs de licencier des travailleurs alors qu’il ne leur reste que quelques mois à vivre.
Cette lacune signifie que certains employeurs licencient des travailleurs mourants en raison de leurs capacités, ce qui signifie que certains travailleurs et leurs familles finissent par se battre pour perdre leur salaire à un moment déjà pénible.
Barron soutient la campagne Dying to Work, qui encourage les employeurs à signer une charte s'engageant à fournir des protections supplémentaires aux employés en phase terminale.
Il a déclaré : « Il est toujours légal dans ce pays de licencier un travailleur en phase terminale pour des raisons de capacité. À l’heure où une personne fait face à un diagnostic dévastateur, elle pourrait également être confrontée à la perte de ses moyens de subsistance et de sa sécurité financière. Ce n’est pas acceptable.
Cependant, Justin Madders, ministre du ministère des Affaires et du Commerce, a affirmé que « l’approche flexible que nous avons actuellement est la bonne ».
Il a déclaré : « Nous devons traiter cette question avec sensibilité, mais aussi avec flexibilité. Nous devons non seulement veiller à ce que des protections soient en place, mais aussi permettre aux employeurs et aux employés d’avoir l’espace et la liberté nécessaires pour parvenir aux arrangements qui leur conviennent le mieux.
Il a ajouté que les maladies chroniques telles que le cancer donneraient automatiquement droit aux salariés à une protection en vertu de la loi sur l'égalité, et que ce serait le cas pour la majorité des personnes atteintes d'une maladie en phase terminale.
Début 2024, la CIPD a réalisé une étude montrant que seulement un tiers des organisations disposent de dispositions spécifiques pour les travailleurs atteints d'une maladie en phase terminale, comme une politique, des orientations ou une formation des supérieurs hiérarchiques.
La CIPD a élaboré des orientations à destination des équipes RH pour accompagner ces collaborateurs.
